Le 20 avril 2026, 13h30, au Centre documentaire de l’Ipraus
Thèse sous la codirection de Enrico Chapel et Jodelle Zetlaoui-Léger
Intervenants :
Ouahiba Toumi, doctorante sous la co-direction de Enrico Chapel et Jodelle Zetlaoui-Léger
Julie Lafortune, Maîtresse de conférences à l’EnsaPB (TPCAU), discutante
Patrick Henry, co-directeur Ipraus, animation
> Consultez la fiche de Ouahiba Toumi et le résumé de sa thèse
> Lien vers la vidéo : Les territoires face au principe de sobriété foncière
Résumé de la thèse :
Le principe de sobriété foncière « consacré » en France par la loi climat et résilience (2021), est observé selon une démarche de sciences humaines et sociales appliquées à l’architecture, à l’urbanisme et à l’environnement, croisées avec l’histoire et l’analyse-conception en architecture, ville et territoire. L’observation vise surtout, les pratiques professionnelles et ingénieries de projets mobilisées dans la planification.
L’analyse se base sur le cas d’étude du bassin de Thau et porte sur l’impact de la sobriété foncière sur l’ingénierie de projet qu’il mobilise. La démarche s’inscrit sur les six dernières décennies et convoque plusieurs échelles pour rendre visibles les « choix » stratégiques en sol, en foncier et en modes de gouvernance de projet. A partir d’un corpus de documents historiques, règlementaires, d’entretiens et d’une forme d’observation participante, la recherche vise la compréhension des acteurs, des compétences mobilisées et plus particulièrement des rôles de l’architecte. Selon trois hypothèses, l’idée est de saisir comment ces changements et évolutions se mettent en place et ce qu’il advient du rôle de l’architecte dans ces configurations en renouvellement.
La sobriété foncière porterait des changements profonds dans les modes de collaboration, de portage et de gouvernance de projet en résonance avec l’acception écosystémique et transdisciplinaire du sol et par extension du foncier ; même si des pratiques anciennes résistent. Sur six décennies la planification aurait changé « d’objet d’étude » pour passer de la réglementation des usages du sol à la planification en « sobriété » des ressources communes de sol, eau, air et énergie. Et les rôles de l’architecte y « oscilleraient » selon la nature des missions. Le propos débute par l’exposé de la problématique, la présentation de la méthodologie et de l’état de l’art à travers la définition des notions clefs et l’exploration des recherches existantes sur le même sujet. Parce que les « sphères » de la connaissance théorique, de la pratique et de la réglementation des projets peuvent être envisagées comme non étanches l’une à l’autre, un travail de « reconnexion », entre elles, est tenté. D’une part, à travers l’identification d’un panel de notions « émergentes » et d’autre part via un fil conducteur à « tisser » entre ces notions émergentes et le « monde » des politiques publiques « suggérant » notamment, des évolutions du rapport au sol et au foncier. A ce titre, l’analyse de l’itinéraire d’un architecte est privilégiée comme terrain d’observation du ou des rôles possibles de l’architecte pouvant être à la fois « inspirateur » et « diffuseur » de politiques publiques autour des notions de « sol vivant » et de « sobriété foncière ». Dans une deuxième partie, le cas d’étude est présenté, une lecture historique pour comprendre les séquences marquantes de sa planification est proposée ainsi que les principaux enseignements qu’il permet d’illustrer en matière d’évolution de l’ingénierie territoriale menant à celle de sobriété foncière.
