Présentation de la nouvelle formule

Ces six derniers mois, si le temps de la parution s’est interrompu, celui des discussions, de la réflexion et des ajustements a marché bon train. À l’arrivée, pas de révolution mais des aménagements par touches, avec de nouveaux formats (Pour aller plus loin, Portfolio, Calendrier) et la création de la rubrique “Côté Cité” qui, comme son nom l’indique, fait écho aux différentes activités portées par l’institution. Les équipes du musée et des archives y tiennent la chronique “Trésors des collections” où sont présentés des œuvres et des documents exceptionnels, parfois inédits. La bibliothèque d’architecture contemporaine Jean-Louis Cohen reprend la rédaction de la Bibliographie en y ajoutant une dimension internationale. À partir de ses nouvelles acquisitions, l’équipe présente la “Sélection de livres”. La rubrique accueille également des articles de fond liés à la vie de la Cité et à ses collections.

L’“Espace critique” reste ouvert ! Avec des coups de projecteur sur la création architecturale contemporaine, des retours sur des projets et des moments marquants, mais aussi quelques détours par les arts et les autres disciplines, la rubrique met en lumière les multiples facettes de la culture architecturale. Dans cette optique, la photographie comme observatoire des environnements bâtis fait son entrée.

Le principe d’un dossier thématique faisant le lien avec des moments forts de la programmation de la Cité est maintenu. Le thème “Guerre et paysage” accompagne ainsi l’exposition “Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa”, présentée à la Cité jusqu’au 3 janvier 2027. Pris au sens large, les paysages en guerre, de guerre ou militaires sont étudiés ici à travers le temps et le monde, parfois jusqu’aux limites du réel. Ils n’épuisent pas les questions spatiales autour du sujet mais ouvrent une réflexion exploratoire à la fois historique, technique, urbaine, paysagère et philosophique. Dans l’“Entretien”, autre temps fort du sommaire maintenu, Élisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, commissaires de l’exposition “Patrimoines en résistance”, montrent comment, dans les conflits, le patrimoine se fait le miroir des évolutions des sociétés contemporaines, entre effacement, résistance et réparation. Tout comme le paysage…

Contribution membre Ipraus

Élisabeth Essaïan (membre Ipraus) et Mathilde Leloup
Le patrimoine […] peut acquérir une valeur qu’on ne lui accordait pas par le passé
Propos recueillis par Mélanie Meunier
L’exposition “Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa”, à laquelle fait écho le dossier “Guerre et paysage” de ce numéro, est présentée à la Cité de l’architecture et du patrimoine jusqu’au 3 janvier 2027. Ses commissaires, Élisabeth Essaïan, architecte, docteure en architecture, maîtresse de conférences à l’Ensa de Paris-Belleville et chercheuse au laboratoire Ipraus, et Mathilde Leloup, docteure en science politique, maîtresse de conférences à l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8 Vincennes et chercheuse au laboratoire Cresppa, ont conçu son parcours et son catalogue comme une invitation à s’interroger sur les multiples aspects de la destruction du patrimoine culturel dans les conflits armés du XXI ᵉ siècle. Entre effacement, résistance et réparation, le patrimoine se fait le miroir des évolutions des sociétés contemporaines.

Les publications d’Elisabeth Essaïan

Consultez le cv Hal d’Elisabeth Essaïan : https://cv.hal.science/elisabeth-essaian

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