
La table ronde autour du livre « Les controverses Bruno Latour, enquête dans les mondes de l’architecture » (Coédition Cité anthropocène et Éditions 205) aura lieu avec les auteurs Léa Mosconi (architecte), Margaux Darrieus (architecte), le discutant Yannik Gourvil (architecte) et Patrick Henry (co-directeur Ipraus) le modérateur.
Elle se déroulera le jeudi 08 octobre 2026 à 17h30 au centre de recherche documentaire de l’Ipraus, Énsa de Paris-Belleville, Bâtiment B, 3ème étage, 60, boulevard de la Villette, 75019 Paris.
Présentation en distanciel et en présentiel.
Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous afin de rejoindre le webinaire :
https://eu01web.zoom.us/j/69896510323
Résumé éditeur :
Comment les architectes se saisissent-ils·elles des travaux de Bruno Latour (1947-2022) dans leurs pratiques, leurs enseignements et leurs recherches?
Si celui-ci apporte aux architectes des questions, comme celle de l’héritage encombrant de la modernité; des thèses, comme celle de l’Anthropocène; des concepts, comme celui des hybrides, c’est aussi à un décloisonnement volontaire des disciplines que sa pensée conduit, notamment à travers la prise en compte de la crise écologique. Les architectes sont-ils·elles plus enclin·es à s’approprier les concepts ou les outils de Latour ? Que nous racontent leurs emprunts et leurs rapprochements, les affiliations et les généalogies qu’ils·elles revendiquent ou esquissent en creux ? Quelles sont les lignes de conflit que tracent leurs façons parfois conflictuelles de s’attacher au penseur ou de s’en distancier ? Est-ce simplement une volonté de suivre l’air du temps en s’adossant à une personnalité à l’influence tentaculaire ? Ou, plus profondément, cela témoigne-t-il de modifications substantielles des manières d’être et de faire des architectes ?
- Les intervenants
Les autrices
Margaux Darrieus
Elle est architecte DE et docteure en architecture. Elle est également commissaire générale de la galerie Callot de l’ENSA Paris-Malaquais – PSL, plateforme indépendante d’exploration et de diffusion de l’architecture où se rencontrent savoirs académiques, recherche scientifique et création. Maîtresse de conférences à l’ENSA Paris-Malaquais – PSL, elle y codirige le laboratoire de recherche Architecture, Culture, Société (ACS). Elle est par ailleurs journaliste pour des revues spécialisées en architecture. C’est dans ces multiples lieux et dans divers formats (articles, enquêtes, commissariat d’exposition, enseignement, recherches) qu’elle déploie son activité de critique pour décrypter les espaces à l’aune des discours qui les légitiment et des actions qui les engendrent, et interroger les manières de faire architecture et les manières d’être des architectes, en prise avec les enjeux socio-environnementaux contemporains.
Léa Mosconi
Elle est architecte HMONP (habilitation à la maîtrise d’œuvre en nom propre), cofondatrice avec Henri Bony de l’Atelier Bony Mosconi, commissaire d’exposition, maîtresse de conférences à l’ENSA de Paris-Belleville, docteure en architecture, chercheuse à l’Institut parisien de recherche architecture urbanistique société (IPRAUS) et présidente de la Maison de l’architecture Île-de-France. Léa Mosconi explore ce que fait la prise en compte du vivant dans l’architecture ; c’est ce qu’elle a enquêté dans l’exposition “Paris animal” (Pavillon de l’Arsenal, 2023, avec Henri Bony), dans l’ouvrage Architecture vivante, architecture des vivants (Éditions 205, 2025) et au cours d’une résidence “Rome animal” à la Villa Médicis (2024, avec Henri Bony).
Le discutant
Yannik Gourvil
Il est architecte diplômé par le gouvernement (Ensa de Bretagne), titulaire d’un post-master international Recherches en architecture avec un travail sur les résiliences urbaines (Gerphau, Ensa Paris-La Villette) ; et diplômé de SPEAP, le programme d’expérimentation en art et politique de Bruno Latour (Sciences Po Paris) qui lui a permis de renforcer ses méthodes de recherches prospectives et expérimentales à la croisée de l’urbanisme, de l’écologie, des arts et de la politique. Yannick Gourvil est actuellement doctorant en architecture, urbanisme et environnement avec comme sujet : Hériter de la ville anthropocène, habiter l’incertitude des risques naturels (Gerphau, Ecole doctorale de l’Abbé Grégoire, Cnam). http://www.etalors.eu/info/equipe/
Le modérateur et contributeur
Patrick Henry
Il est architecte et urbaniste, co-directeur de l’unité de recherche Ipraus et enseignant-chercheur à l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville où il dirige la spécialisation en urbanisme (DSA Architecture et Projet urbain). Ses thèmes de recherches au sein de l’Ipraus concernent les processus de conception, de production et de diffusion de l’architecture des territoires, les conditions du projet architectural, urbain et paysager, ainsi que l’histoire et les mutations des environnements bâtis et des paysages contemporains en lisière des métropoles. Il publie régulièrement articles et ouvrages sur les questions urbaines. Ses travaux l’ont conduit à s’intéresser aux sols et à leur devenir. Il publie en janvier 2023, Des tracés aux traces. Pour un urbanisme des sols, aux éditions Apogée. Dans cet ouvrage, il formule de nouvelles hypothèses à partir des potentiels des sols, pour un aménagement économe et respectueux des environnements. Cv Hal : https://cv.hal.science/patrick-henry
