Thèse en Architecture
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Thèse
La matérialisation des revendications du mouvement des femmes dans l’architecture : les utopies féministes en France de 1830 à 1914
Sous la direction de Estelle Thibault
Co-encadrement Stéphanie Dadour (Ensa Paris-Malaquais)
Résumé :
Résumé :
Cette thèse entend enquêter sur la manière dont les premiers mouvements féministes ont pensé l’évolution de l’habitat en France, en particulier concernant le travail domestique. Parce que ce dernier prend place dans les logements, les architectes et autres concepteurs de l’habitat sont amenés à le considérer pour penser des modèles alternatifs. Dans le façonnement prospectif de telles architectures, cette recherche part du principe qu’une approche historique est primordiale. Les recherches historiques sur les utopies architecturales et urbaines du 19e siècle ont accompagné l’émergence de l’habitat social des années 70. Il semble utile d’entreprendre la relecture de ces modèles en portant attention aux idées promues par les militantes dans ces mouvements socialistes utopistes. Il s’agirait d’opérer un repérage des sources documentant ces idées et d’en faire émerger le potentiel pour la conception contemporaine de logements. Ainsi, ce travail entend nourrir la réflexion sur Le logement social, économique et adaptable du XXIe siècle. Notre enquête entend croiser trois perspectives : premièrement, celle des études féministes de l’architecture au 19e siècle en France, par une investigation similaire à celle adoptée par Dolores Hayden pour caractériser les « féministes matérielles » aux États-Unis. Deuxièmement, il s’agit de relire les utopies socialistes en France qui ont pu avoir une réflexion sur l’espace domestique et le genre, mais dont la part exacte reste à évaluer. Troisièmement, le lien entre les mouvements féministes au 19e siècle et l’architecture a été peu développé, malgré l’existence de sources imprimées qui témoignent de l’existence de projets. Quelle place prend la question des femmes et du travail domestique chez les socialistes utopistes au 19e siècle ? Se matérialise-t-elle architecturalement, en dessin ou en construction ? L’hypothèse principale guidant ce travail considère les revendications concernant le travail domestique comme levier d’une pensée critique sur l’habitation. Le cadrage adopté, issu des travaux généraux sur l’histoire des féminismes, se situe entre 1830 et 1914 et permet d’aborder différents moments. L’identification des sources concernant la pensée architecturale et critique des mouvements des femmes au 19e siècle est une des difficultés de ce travail. Les premières sources à explorer seront la presse, les publications d’associations et de sociétés ainsi que les comptes-rendus de réunion. Il s’agit donc de mieux comprendre la participation des femmes aux utopies spatiales développées dans la France du 19e siècle, dans l’objectif de nourrir les réflexions contemporaines sur le façonnement de l’architecture.
Mots-clés de la thèse : Architecture (19e siècle), Féminisme, Travail domestique, Utopie, Socialisation, Presse

