Thèse en Architecture
Inscr. 2024 à l’Univ. de Toulouse ; transfert UGE 2025
Présentation
Thèse
Les territoires face au principe de sobriété foncière. Quelle ingénierie de projet et quels rôles pour l’architecte ?
Sous la direction de Enrico Chapel
Co-encadrement Jodelle Zetlaoui-Léger
Résumé :
Résumé :
Le principe de sobriété foncière « consacré » en France par la loi climat et résilience (2021), est observé selon une démarche de sciences sociales et humaines appliquées à l’architecture, à l’urbanisme et à l’environnement, croisées avec l’histoire et l’analyse-conception en architecture, ville et territoire. L’observation vise surtout, les pratiques professionnelles et ingénieries de projets mobilisées dans les projets de planification et de mise en cohérence territoriale. L’analyse porte sur l’impact de la sobriété foncière sur l’ingénierie de projet du Schéma de Cohérence Territoriale de Sète Agglomération Méditerranée selon une démarche qui convoque plusieurs échelles dont celle de la région Occitanie et son Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) à travers ses « choix » stratégiques en sol et en foncier et ses modes de gouvernance de projets. En effet, le principe de sobriété foncière porterait des changements profonds des pratiques professionnelles du projet urbain et territorial en résonance avec l’acception écosystémique et transdisciplinaire du sol notamment et par extension du foncier. Il questionnerait aussi, le rapport des acteurs à la propriété et « engagerait », par là même, des modes inédits de collaboration, de portage et de gouvernance de projet. Dans cette hypothèse, le présent travail cherche à comprendre comment ces changements et évolutions se mettent en place ? Qu’advient-il du rôle de l’architecte dans ces configurations en renouvellement ? Le propos débute par l’exposé de la problématique, la présentation de la méthodologie et de l’état de l’art à travers la définition des notions clefs et l’exploration des recherches existantes sur le même sujet. Parce que les « sphères » de la connaissance théorique, de la pratique et de la réglementation des projets peuvent être envisagées comme non étanches l’une à l’autre, un travail de « reconnexion », entre ces « sphères », est tenté dans la première partie. D’une part à travers l’identification d’un panel de notions « émergentes » liées aux porteurs de discours et leurs publications : architectes, urbanistes essentiellement. A ce titre, l’analyse de l’itinéraire d’un architecte est privilégiée comme terrain d’observation du ou des rôles possibles de l’architecte pouvant être à la fois « inspirateur » et « diffuseur » de politiques publiques autour des notions de « sol vivant » et de « sobriété foncière ». D’autre part, cette reconnexion est envisagée au travers des interrelations et fil conducteur à « tisser » entre les notions émergentes (discours/publications des architectes, urbanistes) et le « monde » des politiques publiques qui cadrent leurs projets en « suggérant » notamment, des évolutions du rapport au sol et au foncier.
Mots-clés de la thèse : Sobriété foncière, Ingénieries de projets, Renouvellement urbain, Pratiques professionnelles du projet, Projet de territoire, Cohésion territoriale

